• Ce qui est perdu

    Comment avez-vous pu tuer cet animal si beau
    Si sauvage, parfaitement inclus dans le tissage du vivant ?
    Comment avez-vous pu rendre à l'esclavage, à l'élevage
    Ces animaux tellement sauvages, libres avant vous ?
    Comment n'avez-vous pas fait la traque
    Dans ce que vous portez à votre bouche, sur votre peau
    De ces actes barbares, témoins de la déconnexion totale
    De l'esprit humain qui n'ose plus RIEN.

    Quelle est cette marque qui vous marque ainsi
    Cette faiblesse de l'âme
    Que peut-être vous l'avez perdu ???

     


    « Nous avons perdu la félicité indistincte qu'on voit aux bêtes, aux poissons enchâssés dans l'eau cristalline, aux bêtes des bois couleur de feuilles mortes, aux oiseaux ivres d'air. Nous sommes devenus pensifs et, par­tant, étrangers, frêles, frileux, vulnérables. Il nous faut une table, un toit, du feu, une maison. Nous nous souvenons parfois d'avoir été au monde pleinement, sans états d'âme, d'un très lointain commencement. Je rêve, pour finir, d'une lande ouverte à tous les vents où l'on verrait ce qu'il en est de nous et de tout et d'y être, avant d'avoir été. »
    PIERRE BERGOUNIOUX

     


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    1
    Jeudi 1er Décembre 2016 à 18:24

    Nous acceptons d'être esclaves,
    ne vivons-nous pas comme dans un élevage ?

    2
    Vendredi 2 Décembre 2016 à 03:15

    Dire "nous vivons comme des esclaves" parle d'une certaine prise de conscience, c'est un premier pas...

    Après quoi ? Que faire de cette prise de conscience ?

    La question est en chacun de nous, n'est-ce-pas ?

    Là où il n'y a pas de NOUS.

     

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :