• C'est incroyable ! Encore que...


    Le jeûne a maintenant un effet immédiat
    Se coucher dans un état
    Se lever dans un tout autre état
    Comme deux mâchoires qui relâcheraient leur pression.

     


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  • La prison mentale est redoutable
    Invisible à la fois pour ce qui la fait exister
    Et pour ce qui la subit
    Le véritable clivage de personnalité
    Se situe entre ces deux termes
    Et concerne tous les aveugles
    Ignorants de leur cécité.

    Que ce qui fait exister, le penseur
    Se reconnaisse dans son objet, ce qui subit
    Et c'en est fini de cet emprisonnement en esprit

     


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  • Et ce n'est pas manque de générosité !!!
    Je te vois tout donner.

    Un instant d'ouverture, un instant de fermeture
    Dans l'expansion, sentiment d'amour sans objet, sans attente...
    Dans la concentration
    Je suis là.

     


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  • Le ciel s'est déchiré
    Ce n'est pas lumière, ce flash
    Éblouissement juste avant
    Une nuit profonde sans étoile
    Toute lumière annihilée.

     

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  • Nous étions encore enfants, nous avions décidé d’escalader un vieux pont en ruine pour attraper les mûres qui poussaient plus haut.
    De beaux fruits noirs à souhait, si gros, si sucrés, qui nous tachaient les doigts, la bouche et les vêtements si nous n’étions pas assez prudentes, et là c’était une engueulade assurée. Pas de quoi rire, on ne riait pas à la maison !

    J’étais assez haut, très haut même, et toi tu attendais en dessous, j’ai tendu un bras pour saisir le fruit défendu, et …


    Combien de temps dure une chute ? Pas le temps de se voir tomber !
    Hé bien là, je me suis vue, et je t’ai vue juste en dessous de moi, et dans ce ralentissement du temps, une poussée en une ligne horizontale.
    Je suis tombée au-delà de toi, bien au-delà, sans aucune égratignure.

    C'était beau, tellement beau !!!
    Pas seulement parce que je ne t'avais pas blessée en tombant sur toi, mais pour ce temps qui s'était ralenti, comme arrêté, comme une brèche, comme s'il était possible de passer au travers...

     


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  • Tant que l'on refuse les choses qui s'imposent
    C'est sûrement ça le réel
    Ce qui s'impose, sur quoi on ne peut agir
    Juste l'accepter ou le refuser
    L'accepter, c'est le laisser finir
    Le refuser, c'est faire durer
    Pas de jugement moral !
    Les deux sont possibles
    La souffrance n'est pas liée à l'une ou l'autre de ces attitudes
    Elle dépend d'une chimie interne
    Sur laquelle nous avons pouvoir d'agir
    Tout pouvoir 
    Non par l'addiction à des produits chimiques
    Ni par la répétition ou une quelconque méthode
    Là où je ne me sépare pas.

     


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  • Quand le temps n’existe plus, ce temps psychologique
    Qui freine, qui bloque, qui enferme
    Qui fait croire une chose et une autre, suspicion
    Passer au crible le moindre fait et geste.
     
    Quand le pas se fait si léger, que cela est, planer …
    Nul besoin de vérifier, de dire un miracle, cela se fait.
     
    Quand ce n’est plus qu’écoulement
    De la source qui abreuve le puits
    À l’embouchure qui se jette dans l’océan…
    Oserais-tu entrer en ce lieu
    Armé  du bistouri qui dissèque le vivant ?
     
    Cela ne se peut !
    Te voici à la porte, ce que tu dis être la porte
    Et rageusement tu autopsies chaque fibre
    De ce bois vert
    Et le temps est ton ennemi
    Il est toujours trop tôt, ou trop tard
    Et le voilà, qui s’alourdit sur tes épaules
    Faisant le morne ennui, l’agonie
    Cette peur qui envahit tout espace
    Seul ton orgueil, incommensurable
    Te commande de tenir cette place intenable.
     
    Mais,  ce n’est qu’un cauchemar, un seul geste
    Il suffit d’un instant…

     

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