• La joie est toujours neuve
    Sans cause ni conséquence
    Vierge de tous pays
    Sans frontière.

     

    Et si elle ne pénètre pas les hauts murs
    Des citadelles, elle s'en fout
    Là où elle est, c'est bien.

     

    Les citadelles n'appartiennent pas à la nature
    Elles ont détourné les fleuves, creusé dans le ventre de la terre
    S'y enferment tout ceux qui ont donné leur âme à ce système
    Tout ceux qui réclament toujours plus de sécurité
    Qui ne savent pas que :
    "Seul celui qui vit sans se soucier de la sécurité, connaît la véritable sécurité." *

    * Krishnamurti 

     


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  • Un jour, je rencontrai Suzette la voisine, elle me racontait la mort d'un autre, survenue de façon accidentelle, un homme en pleine forme d'une quarantaine d'années. Elle disait que celui-ci avait fait du mal ( "la di la fé") et que c'était bien mérité ! Suzette pointait le doigt vers le ciel, que je comprenne bien, qu'il s'agit de dieu. 
    Je la regardai au fond des yeux... "Tu sais Suzette nous allons tous mourir. Quoi qu'il en soit, nous allons tous mourir."
    Je l'ai sentie trembler comme la feuille morte au moment où le coup de vent l'emporte au loin.

     


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  • Il y a cette chose infiniment pathétique
    Si ce n'est tragique
    En ce monde que les hommes ont construit
    C'est que la sincérité, l'honnêteté
    Se trouvent bafouées
    Pas seulement par le système
    Pas seulement.

     

    Le tricheur est le gagneur
    Enfin au regard de …

     

    Alors ils continueront à organiser des virées punitives, à réclamer l'éradication de tous les requins qui s'approchent des côtes de cette île.
    Ils continueront à consommer de la viande malgré les conditions d'élevage intensif, les abattoirs, aussi du poisson, aussi...
    Et la mort restera leur plus grand ennemie.

     

    Et toi, qui voit, toi qui dit, fait bien attention à toi.
    Au moindre faux pas, ils te tomberont dessus, te sacrifieront pour ne pas avoir à faire face à leur mensonge.

     


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  • C'est violent, je sais combien cela est violent
    Non pour la nature, mais pour mes pairs
    Quand je dis que les requins, non il n'y a rien à faire
    S'ils sont là sur les côtes, c'est qu'il y a raison d'être
    La nature ne fait qu'au plus juste
    Qu'il ne s'agit que de renoncer à des loisirs
    Ou pratiquer en connaissance de cause
    La nature n'est pas un terrain de jeu
    La vie n'est pas une assurance tout risque.

     

    Et c'est violent encore, enfin pour eux
    Quand je fais remarquer que sur la route
    Depuis le début de l'année il y a eu 31 tués*
    Et je ne sais combien d'handicapés suite à ces accidents
    Que vraiment l'espèce humaine a un sérieux problème !

     

    Ah et puis, il y a toutes ces richesses
    Enfin, c'est ce qu'ils disent des couleurs, les parfums de la culture
    Les traditions, toutes les traditions, et surtout les culinaires
    Mais enfin !
    Tous ces parfums et ces couleurs sont dans la nature
    Faut-il pour les apprécier, détruire la nature ?
    Faut-il s'enorgueillir de nos soi-disant compétences à transformer
    Oh déesse de l’agroalimentaire aboutissant de cet état d'esprit.

     

    Mais bon, je ne viens pas vous chercher
    Et j'accepte sans sourciller cette solitude
    Qui n'en ait une qu'au regard des relations sociales
    Oh chant vibratoire, ils ne veulent pas de vague
    Je suis cette vague.

     

     

    * 31 morts depuis le début de l'année sur les routes de La Réunion

     


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  • C'est étonnant ce niveau de contentement de soi
    Satisfaction de mon image à moi
    Se regarder dans le miroir et se trouver
    Si beau, si belle
    Ce n'est pas de la joie
    Non, ce n'est pas aussi intime
    Le contentement de soi.


    Aucun doute
    Je suis le roi, je suis la reine
    Même pas l'idée de faire semblant
    Même pas l'idée de compenser un manquement
    Une blessure narcissique
    Non, c'est absolu
    Le contentement de soi.

     


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  • Quand je dis que les états se superposent sans que l'un agisse sur l'autre, je parle de cette expérience où la douleur est présente, en même temps qu'un état de profonde quiétude qui est le sens même de la joie. Je parle bien de douleur et non de souffrance, la souffrance est ce qui se surajoute à la douleur refusée, la douleur dont on s'écarte croyant pouvoir s'en séparer.
    Est-ce le fait de ne pas se séparer qui permet la conscience de la douleur sans que la paix en soit troublée ?
    Peut être... la non-séparation qui est Voir que je suis cela, qu'il n'y a pas « moi » et « mon corps » et « ma souffrance », ouvre le champ des possibles.


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  • Quand les populations servent de cobayes. Comme qui dirait le dessous des cartes, ou comment avons-nous pu en arriver là ! Et la dame malade de cette exposition aux radiations, devant l'évidence, qui s'écrie : « Ce n'est pas possible, ils n'ont pas pu faire ça, ils n'ont pas pu faire ça à leur population ! » C'est dire combien la personne humaine dans ce système est dépossédée de sa propre souveraineté, et se trouve dans l'impossibilité de reprendre les rênes de sa vie, dans le sens d'être là en soi. Tant que nous attendrons le messie, le sauveur, il en sera ainsi, nous serons à la merci de tous les prédateurs qui ne manqueront pas de se présenter. Cette position est la plus désavantageuse qui soit. En effet la proie face à son prédateur n'a d'autre choix que de fuir mue par l'instinct, fuir devant le danger mue par l'émotion, ne devant sa vie qu'au mauvais calcul du prédateur, si cela est. Elle peut aussi tendre sa gorge, oui mais, bon... se donner à sucer au vampire c'est un autre sujet.

     


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