• Tant que l'on refuse les choses qui s'imposent...

    C'est sûrement ça le réel
    Ce qui s'impose, sur quoi on ne peut agir
    Juste l'accepter ou le refuser
    L'accepter, c'est le laisser finir
    Le refuser, c'est faire durer
    Pas de jugement moral !
    Les deux sont possibles.


    La souffrance n'est pas liée à l'une ou l'autre de ces attitudes
    Elle dépend d'une chimie interne
    Sur laquelle nous avons pouvoir d'agir
    Tout pouvoir !
    Non par l'addiction à des produits chimiques
    Ni par la répétition ou une quelconque méthode
    Là où je ne me sépare pas.


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  • Il semble bien que dans cette déconnexion du penseur qui ne se reconnaît pas dans sa propre pensée et qui même pense pouvoir agir sur ce qu'il croit être au-travers de cette projection, il semble bien que la forme la plus cristallisée soit celle de la croyance dans un créateur tout autre. A ne plus savoir qui a été foutu dehors dans cette histoire, qui de dieu, qui du diable, qui de l'homme... Le paroxysme de la folie liée à la déconnexion !

    C'est pathétique, ce qui prétend relier, la religion, faisant office de séparateur à tous les niveaux. L'ultime étant dans la mort, puisqu'alors l'âme se déchire dans la crainte des enfers. Alors le crime suprême au nom de dieu. 

     


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  • Pour autant...
    Tous les temps en même temps
    Le lit posé sur la ligne transversale
    De cette maison, nous avons dormi
    Nous ?
    Oui pour l'observateur, je suis seule
    Et dans mon lit, et dans la maison, et dans la vie
    Pour l'observateur seulement !
    Parce qu'en vérité....

    D'abord y'a les chats et le petit cadeau du ciel
    Et puis les voisines et H. qui est entrain de mourir
    Dans son lit là-haut sur la ligne transversale il passe
    Et puis le village étendu dans les bras de ce trou de montagne
    Et puis, une île entre le ciel et l'eau
    Et puis, au bout de l'océan, l'Afrique et tous ses déserts
    Et puis, la planète bleue, dans cet infini
    Jamais fini...

     


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  • Un jour ..., je rencontrai Suzette la voisine, elle me racontait la mort d'un autre, survenue de façon accidentelle, un homme en pleine forme d'une quarantaine d'années. Elle disait que celui-ci avait fait du mal (ah, les "la di la fé") et que c'était bien mérité ! Suzette pointait le doigt vers le ciel, que je comprenne bien, qu'il s'agit de dieu. 
    Je la regardais au fond des yeux... "Tu sais Suzette nous allons tous mourir. Quoi qu'il en soit, nous allons tous mourir." Je l'ai sentie trembler comme la feuille morte au moment où le coup de vent l'emporte au loin.


    Dieu par-ci, par-là
    Quand ils te parlent de dieu c'est toujours en secouant leurs chaînes, comme les revenants, histoire d'effrayer les vivants.
    C'est rigolo !
    Comme ils parlent tu sens bien l'arrogance de celui, de celle qui pense détenir la vérité suprême.
    C'est rigolo !
    On dirait bien qu'ils se prennent pour dieu, lui-même.
    C'est vraiment rigolo.


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  • Le problème vois-tu, c'est cette frontière pour dire ce qui est réel et ce qui ne l'est pas, c'est ainsi que les esprits se trouvent séparés de l'expérience. Déconnexion artificielle mais d'autant efficace.
    Du coté où l'on prétend le réel, tout est répertorié, calibré, classé, et rien ne doit changer ni de place, ni de forme, ni de couleur, sans qu'aussitôt une armée de spécialistes se déplace pour répertorier, calibrer, classer. Et puis quand cela ne se peut pas, ou qu'on a autre chose à faire, ou qu'on n'aime pas, « la chose innommable » est envoyée de l'autre côté de la frontière dans le pays de ce qui n'est pas réel, autant dire illégal, hors la loi, etc. On l'appelle aussi le pays de l'imaginaire, mais tout aussi bien le pays de la folie.
    Imaginaire ce qui se laisse domestiquer, récupérer, dresser, éduquer, conditionner, qui après avoir été gambader dans la prairie rentre à la bergerie sans faire d'histoire.

    « Oh quelle belle œuvre d'art, tu as fait là ! On en tirera un bon prix ! Te voilà célèbre, tu as quelque chose à dire au monde ! »
    Folie ce qui échappe à tout ça, dans la plus grande des libertés.

     

    Toi, tu es là, petit esprit, on t'aura appris à faire la différence, à respecter la frontière, te menaçant de punitions terrestres et divines, te donnant en exemple tous ceux qui ont chuté, avec force de détails effrayants en tout point. 
    Plus tard si cela te démange trop, cette envie d'aller voir de l'autre côté : « Surtout n'y va pas tout seul, il te faut être accompagné » et à nouveau les menaces et l'armée de spécialistes qui s'empare de toi. Ah la puissance des menaces, ces paroles qui disent, qui prédisent, qui engagent l'avenir, et condamnent le présent, on appelle ça aussi les conseils !

    Pourtant, quelques uns, se lancent à l'aventure. Au début ce n'est pas toujours consciemment, on dirait l'expression d'une nature plus profonde. Puis peu, à peu, le petit esprit entend le grand esprit en lui. Il le guide à la manière des grands esprits.

     


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  • « Les étrangers ! Oui, mais alors chez eux !
    Et puis s'ils viennent ici, avec notre permission s'il vous plaît, qu'ils se conforment, qu'ils s'assimilent, qu'ils ne fassent pas de vague, qu'ils ferment leur gueule, qu'ils n'oublient pas de dire merci, et surtout, surtout, qu'ils ne fassent pas de réclamation ! Et puis quoi ! Ils viennent chez nous pour poser des bombes, faire le bordel, prendre nos femmes, les violer ! Tu verras on sera obligé de porter le voile, et les retraités de payer pour tous ces immigrés ! »

    Mais comment peut-on dire pareilles inepties, ça pense ça ? Nous sommes allés, nous les européens, dans tous ces pays, piller, voler, tuer, et les richesses de la terre, et les cultures ancestrales, imposant la religion d'état, faisant colonies et esclavages ! Et encore le tourisme, les safaris, les trafics ! Tout ça dans la plus totale impunité ! Justifié par notre si grand sentiment de supériorité !
    Grand dieu ! Et dire que la mondialisation se fait au service du capital ! 
     
    Alors trop tard ?
    Certainement pas ! Tout est là, à sa juste place, quoi qu'on en dise. Tout est à sa juste place, que je ne sais pas expliquer, mais là chevillé. 


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  • La confiance qui peut être gagnée
    Ou encore perdue
    Celle-là faut vraiment s'en méfier
    C'est comme ces amours qui peuvent être déçus
    Ce sont des enfantillages, sentimentale !
    Tant de drames, jalousie et possessions
    Ce n'est pas l'amour, ça !
    Ce n'est même pas du niveau des hormones
    Qui elles claquent et plaquent sans un mot
    Non, c'est tout juste de la romance de bas étages
    A lire dans les halles de gare.

     


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