• Le jour arrive, il a traversé tant de paysages

    Une multitude d'oiseaux l'accueillent

    Pris encore dans les gris tirant au bleu

    Ils se préparent à ce moment des couleurs

    Multitude de couleurs

    Ondes et c'est sons

    Et c'est chants

     

    Et c'est une voix.

     


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  • Ça vous terrasse cette chose là...

    Le corps labouré comme la terre par le glacier, par le vent, par la pluie et encore les vagues...

    Le discours mental, écrasé, pulvérisé, qui se voit dans l'obligation de cesser.

    Non, non, il n'y a pas de dégâts collatéraux.

    Les résistances seulement provoquent des troubles, de l'inconfort, mais ces résistances sont nécessaires au travail de nettoyage. Ça remonte des profondeurs, en paquets de boues...

     

    C'est l'ancien qui prend fin

    C'est ce qui n'est plus qui meurt

    C'est la naissance d'un toujours nouveau

    Pourquoi toujours nouveau ?

    Parce qu'il naît de l'interaction incessante

    Entre tous les points de l'univers

     

    Quelque soit la grosseur de ce point.

     


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  • Se laisser glisser, là où la raison n'a pas sa place

    Sans garantie d'en sortir indemne

    Sans filet, sans cordage

     

    C'est un saut dans le vide.

     

     


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  • C'est un feu

    Coups de buttoir

    Pénétration

    Brasier en le cœur

    Les pensées écrasées

    Impossible de résister

    S'allonger

    Partir

    Trou noir

    Revenir

    Sans aucun souvenir.

     

    Plénitude

    Dans le désert

    Être le désert

    Sable blanc

    Lumière extatique

    Le temps cesse de s'écouler.

     


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  • Comprendre ?

    C’est pousser devant

    Comme le fœtus à naître

    Encore dépendant du corps de la mère

    Et il pousse, et il pousse

    Il est contraction dans l’ouverture

    La génitrice civilisée résiste

    Alors, seul, il pousse

    Jusqu’à sortir la tête

    Mais ce n’est pas fini

    Il faut encore passer les épaules

    Et puis, il y aura le sein, le pouce, le sexe

    Pousser encore

    C’est la vie qui pousse

    En cet enfant

    Traverser tous les chausse-trappes

    Sentir avec précision le moment

    Où cela n’est plus utile

    Et alors trancher d’un coup sec.

     

    L’homme a au cours d’une vie

    Plusieurs cordons ombilicaux

    A couper, c’est cela la compréhension.

     

     


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  • Vient ce moment, où ce n’est plus une question de niveau

    Celui qui serait le tien, bien plus … que le mien

    Tu vois… là, cela peut parler à chacun

    Dans chacune des langues existantes

     

    Alors, cette histoire de niveaux

    N’est que la marque de l’égo

    Ce penseur qui se sépare

    Cet observateur qui juge

     

    La plus grande des vanités

    Ne parvient pas à cacher

    La si grande souffrance de la séparation

     

     


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  • Quand le temps n’existe plus, ce temps psychologique

    Qui freine, qui bloque, qui enferme

    Qui fait croire une chose et une autre, suspicion

    Passer au crible le moindre fait et geste.

     

    Quand le pas se fait si léger, que cela est, planer …

    Nul besoin de vérifier, de dire un miracle, cela se fait.

     

    Quand ce n’est plus qu’écoulement

    De la source qui abreuve le puits

    À l’embouchure qui se jette dans l’océan…

    Oserais-tu, entrer en ce lieu

    Armé  du bistouri qui dissèque le vivant ?

     

    Cela ne se peut !

    Te voici à la porte, ce que tu dis être la porte

    Et rageusement tu autopsies chaque fibre

    De ce bois vert

    Et le temps est ton ennemi

    Il est toujours trop tôt, ou trop tard

    Et le voilà, qui s’alourdit sur tes épaules

    Faisant le morne ennui, l’agonie

    Cette peur qui envahit tout l’espace.

    Seul ton orgueil, incommensurable

    Te commande de tenir cette place intenable.

     

    Mais,  ce n’est qu’un cauchemar, un seul geste

    Il suffit d’un instant…

     

     


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